Jockeys et chevaux se réchauffant avant la course

1924



Une grande toile (de taille et d’intérêt), mélangeant gouache et huile. Les couleurs sont chaudes, l’atmosphère un peu irréelle, c’est très Entre-deux-guerres. Beer était considéré comme l’un des meilleurs peintres de chevaux à Paris dans les années 1920 : ”Parmi les bonnes toiles du Salon des Indépendants, il faut citer Chevaux de Course de Dick Beer (…) Dick Beer poursuit dans le recueillement et le calme le développement de ses remarquables dons artistiques. Son sens très averti de la ligne et de la couleur, sa vibrante sensibilité, sa maîtrise à exprimer le mouvement et la vie font de Dick Beer un des meilleurs peintres animaliers actuels.” (Raymond Sélig, Revue du Vrai et du Beau, 10 mai 1925). Et le magazine Comoedia en octobre de la même année :“Parmi les peintres scandinaves il faut signaler M. Dick Beer qui expose cette année au Salon d’Automne deux toiles importantes, Les Courses et Le Marché aux Chevaux (…) Le goût qu’il a pour les harmonies puissamment colorées, les tons lourds et riches où le bleu, le vert, l’ocre jouent leur rôle, il l’a mis au service d’une composition volontaire et réfléchie. Ses toiles sont solides, bien orchestrées et bien équilibrées. C’est ce qui fait leur valeur parce qu’on sent que tout cela n’est pas vain calcul et spéculation hasardeuse mais œuvre logique et consciencieuse qui laisse libre la personnalité du peintre. »